"Festival de Salzbourg: Matthias Goerne, maître chanteur.
Le baryton a donné, du 17 au 23 août, les trois cycles de Franz Schubert. Nous assistions, dans la salle du Mozarteum, une bonbonnière idéale pour cet exercice intimiste, au Voyage d'hiver.  Avec Goerne, on peut, sans risque le ridicule, parler de miracle. Ce maître-chanteur offre de bouleversants moments de vérité, où le mot se fait musique et où chant s'incarne en images d'une force inouïe. La concentration de Christoph Echenbach, pianiste subtil qui sait faire corps avec les chanteurs qu'il accompagne, participe à cette exceptionnelle réussite. Qui d'autre peut nous offrir de tels moments de grâce ? On réécoutera ses derniers enregistrements parus chez Harmonia Mundi pour se convaincre qu'effectivement, il n'y a personne d'autre pour dire, pour vivre Schubert comme Matthias Goerne aujourd'hui."
L'EXPRESS, 23/08/2010

"Le baryton allemand Matthias Goerne est actuellement ce qui se fait de mieux et de plus singulier dans le répertoire. Son timbre puissant et voilé, sa présence hallucinée et poétique, la pureté ontologique de son interprétation, portent son art très haut. Il est l'héritier, non pas le légataire, du grand Dietrich Fischer-Dieskau, dont il fut l'élève, et dont il pérennise le souci scrupuleux du texte sans pour autant abdiquer son instinct."
LE MONDE, 23/10/2008

"Quand on entendait les interventions extraordinairement poétiques de Matthias Goerne (dans le rôle de Wolfram), chantées d'une voix qu'on ne dirait pas de velours mais de cashmere, tant sa texture est duveteuse, on se disait qu'il ne manquait rien ce soir `notre bonheur."
(Wagner: Tannhäuser/Wolfram, Opéra de Paris, Seiji Ozawa)
LE MONDE, 07/12/2008

"Matthias Goerne fait partie des quatre ou cinq étoiles au firmament du lied et de l'oratorio. Incontournable et presqu'inégalable dans Schubert, Schumann, Brahms et Wolf, les superlatifs sont de mise lorsque le baryton allemand est `l'affiche. Le récital qu'il a donné `Bozar le 10 mars 2007 en compagnie de Christoph Eschenbach, nous en a donné une nouvelle preuve. Un récital d'exception qui confirme un Matthias Goerne en pleine maturité."
classiquenews.com, 10/03/2007

"Une semaine après avoir triomphé dans les Scènes de Faust de Schumann (nos éditions du 9 décembre), le baryton Matthias Goerne réussit le tour de force de tenir en haleine pendant trois quarts d'heure un public qui ne comprend pas le russe : sa voix se prête formidablement bien `ce lamento possédé, où le petit frère de Wozzeck et Barbe-Bleue porte le poids du monde sur les épaules."
(Chostakovitch: Suite sur des vers de Michel-Ange, ONF, Bernard Haitink)
LE FIGARO, 18/12/2006

"Goerne est tout simplement impérial."
LE MONDE DE LA MUSIQUE , July/August 2006